Parce qu'il faut bien que je me défoule de temps en temps.
Et non, je ne suis pas un psychopathe. :p
J'ai écrit ce texte sur un forum, dans un sujet où le but du jeu était d'écrire la torture d'un autre joueur.
Donc, moi, j'ai torturé un joueur qui s'appelle SilverShadow, et le thème que je devais respecter était "Les Machines".
Donc après pas mal de boulot, ça donne ça.
(Ah oui, et c'est un peu long, au fait.)
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Obscurité.
Chaînes.
Peur.
Trois mots présents dans l'esprit de mon prisonnier.
Ma victime.
Mon sujet d'opération.
Mon jouet.
Je frissonne de plaisir.
L'attente dans les coulisses avant la représentation est si extatique.
J'inspire longuement. Mmmh. Cette odeur... Celle de la peur. Incomparable.
Clank.
Les projecteurs s'allument.
Je monte sur scène.
La respiration accélérée, les battements de c½ur de l'homme étendu là sont pour moi la plus jouissive des ovations.
La lumière blanche, aveuglante, détruit ses pupilles.
Ce n'est pas la lumière du paradis.
Un sourire sadique déforme mes lèvres.
Le paradis. Quelle absurdité.
...
Aujourd'hui, j'ai décidé d'être innovant. J'utiliserai la technologie. Au service de la souffrance, à mon service.
« J'ai longtemps réfléchi à la technologie, à ses implications, et à son utilisation pour la souffrance. Il y avait tant à faire. J'ai cherché, cherché... Et réussi à concevoir plusieurs objets intéressants.
N'es-tu pas d'accord , SilverShadow? »
Il me regarde. Dans ses yeux se lit la peur, la folie aussi. Une veine palpite à son cou, il se retient de crier. Cela vaut mieux pour lui.
Et pour cause. Devant sa bouche se trouve un micro. Relié à une plaque couverte de barbelés. Chaque décibel émis par sa voix la fait descendre un peu plus vers son visage. Et il l'a bien compris.Mais est-ce facile de se taire quand une perceuse vrille son chemin dans votre gros orteil ?
« Mmhwaaaaargh !!! »
Cliclicliclic. Clank.
Il ne reste que 10 centimètres.
J'imagine sa tête après application des barbelés. Magnifique. Délicieux. Exquis. Irrésistible. Il faut que je voie ça. Heureusement que j'ai pensé à apporter un miroir, pour qu'il puisse se voir beau, au moins une fois dans sa vie. La vie... Elle est tellement courte... Surtout la sienne.
Je regarde avec un sourire son orteil troué. L'ongle est détruit, la peau dessous oscille du violet au rouge. C'est si drôle. Il faut que je recommence. Ce dont je ne me prive pas.
« Rgnnahrgh... »
7 centimètres.
« Roh. Tu ne résistes même pas. Tu vas finir par me mettre de mauvaise humeur, hein. C'est ce que tu veux ? »
Il ouvre des yeux horrifiés. Fait non de la tête.
J'approche doucement ma bouche de son oreille.
Murmure.
« Alors, fais moi plaisir. Souffre en silence. »
Intérieurement, je jubile. Il n'y arrivera jamais. Pas avec moi. J'ai mon honneur.
...
Ploc.
Ploc.
Des gouttes de sang coulent des barbelés.
Il a crié.
Je m'approche de sa tête, tout tremblant d'excitation à l'idée de la vision du carnage. J'écarte les barbelés.
Du blanc, du rouge. Des chemins, des sillons, des rivières de sang se sont creusées au milieu de sa peau. Ses joues, son nez, ses lèvres, tout cela est maintenant confondu dans la bouillie difforme qu'est à présent le bas de son visage. Les yeux, eux, sont encore intacts. En effet, que serais-je sans spectateur ?
Bon. Il est maintenant temps de passer à autre chose. Quelque chose de beau, de plaisant, de moderne... Qu'est-ce qui serait le plus approprié, là, tout de suite ? L'inspiration du moment, voilà ce qui fait un artiste.
Beau, plaisant, moderne. Je sais.
Quoi de plus plaisant que la cuisine ? Préparer un bon repas, en famille, dans la bonne humeur... Se servir de divers ustensiles... Quelle chance ! Il se trouve justement que j'ai avec moi un batteur électrique ! Le favori dans la préparation de ½ufs en neige ! La cuisine... Que de souvenirs... J'en ai l'eau à la bouche. Surtout avec l'odeur douceâtre qui se dégage du corps de ma victime...
Je montre l'ustensile en question à SilverShadow. Qui hausse les sourcils. Il se demande si je suis fou. Ha ! Comme s'il ne le savait pas déjà.
« Cela te rappelle-t-il des souvenirs ? Des odeurs, des goûts... Ferme les yeux, et attends... Obéis. Tu ne veux pas me mettre en colère alors que tu pourrais passer un bon moment, pour une fois ? »
Et en effet, il obéit. J'allume le batteur électrique. Un doux vrombissement se fait entendre. Sauf que je n'ai pas d'½ufs à battre. Et que je ne suis pas là pour ça.
Je m'approche de son oreille pour murmurer...
« Détends-toi. Rappelle-toi... Les goûts de ton enfance, les gâteaux à peine sortis du four... C'est ça. Ouvre la bouche... Allez. Je ne te ferai pas de mal. Profites-en.»
Il me croit ? Je l'aurais cru plus malin.
Brutalement, je plonge le batteur électrique dans sa bouche entrouverte.
Opposées au fouet métallique, ses lèvres s'écorchent, ses gencives se creusent, se dents sont éjectées, sa langue se déchire, s'éparpille. Du sang envahit la cavité buccale. L'homme hurle, crache, avale contre son gré. Ses yeux sont écarquillés, injectés de sang. Tout son corps se convulse face à l'attaque.
Je retire le batteur. Il ne faut pas qu'il s'étouffe, quand même. Du sang coule de ses lèvres entrouvertes. Qui se mêle aux larmes de douleur qui coulent de ses yeux.
...
Il pleure, et moi je ris. Devant sa naïveté incroyable, sa médiocrité, sa faiblesse devant ma toute-puissance, mon génie. D'ailleurs, exploiter le passé, exhumer des souvenirs... Ca me plaît. Je crois que je vais recommencer un peu. Juste un peu.
« Ca brûle un peu, non ? Si ? C'est normal. »
Après la découverte de la cuisine, de ses plaisirs, vient l'entrée à l'école, puis au collège. Avec ses cours, de mathématiques, de français, de biologie, de technologie... Cours très intéressant que celui-là. On y apprend à manier tout un tas d'outils, à percer, plier, souder...
On nettoie le fer à souder, on l'allume, il chauffe on rapproche l'étain...
Qui coule sur l'abdomen du patient. Qui hurle. Une odeur se diffuse. Qui me fait frissonner.
Je recommence.
Encore et encore.
La peau de plusieurs zones de son ventre est maintenant si jolie. Je la fais briller, reluire. L'étain s'est intimement lié à ses tissus. Pourquoi ne cesse-t-il de se convulser ?
« Ca fait mal ? Mais... Mais... Il fallait le dire avant ! Pardonne-moi ! Je vais essayer de te soulager ! »
Je caresse de ma main sa peau argentée, rendue rigide.
Mes doigts se ferment lentement, doucement...
Je tire d'un coup sec.
Ses tissus se déforment, se déchirent, des lambeaux de peau retiennent désespérément le morceau dans ma main. Qui cèdent.
Mais le dépecage commence seulement. Il reste d'autres zones brillantes. L'homme a toujours aimé ce qui brille. Je ne fais pas exception.
Je déchire. Sauvagement, à deux mains, à pleines poignées, sans logique ni retenue, juste de la violence, je ne peux pas m'arrêter, je déchire, je griffe, je pars dans un rire dément, je frappe, j'arrache, il n'y a plus de peau, tant pis, je continue, je ne peux pas faire autrement, je mords ce muscle, je détruis l'autre, je frappe violemment sa cage thoracique, SilverShadow crache, s'évanouit, non, pas déjà, non, réveille-toi, tiens, je le frappe au visage, j'entends un craquement sinistre, des larmes de frustration commencent à arpenter mes joues rougies, je sors ses intestins, je plonge ma main dans son corps, je veux casser cet os, allez, casse, je prends un marteau, crac, j'ai réussi, je ris, je pleure devant son absence de réaction, je fracasse, je cogne, j'extirpe son c½ur de sa poitrine. Je le lance rageusement contre le mur, derrière.
« Raaaah ! »
Une victime. Une autre. Vite. Je dois me calmer.
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